Il peut arriver que votre départ puisse être anticipé. Si c'est le cas, vous aurez intérêt à garder l'avantage de la décision et à déclencher vous-même une négociation de sortie.
Les deux objectifs
L'objectif d'une négociation de sortie est double :
- maximiser les avantages reçus, financiers notamment ;
- garder une bonne relation avec votre employeur, pour préserver votre employabilité : vos anciens dirigeants seront consultés lors des prises de références (voir Contacter un chasseur de tête).
Les trois leviers
- L'enjeu prud'homal : le risque, pour l'employeur, d'un contentieux devant le conseil de prud'hommes.
- La capacité de nuisance : ce que votre départ mal géré pourrait coûter à l'entreprise.
- La qualité de la relation : souvent le levier le plus sous-estimé.
Les avantages à négocier
- Préavis et indemnités légales de licenciement.
- Indemnités de rupture complémentaires (attention aux plafonds de fiscalité et de cotisations sociales).
- Un accompagnement en outplacement.
- Le maintien de la mutuelle, la voiture de fonction.
Les procédures possibles
- La démission.
- Le licenciement suivi d'une transaction.
- La rupture conventionnelle, qui ouvre droit aux allocations chômage.
- La demande de résiliation judiciaire du contrat de travail.
Chacune a des conséquences différentes sur vos indemnités, votre fiscalité et vos droits au chômage : renseignez-vous auprès de France Travail et d'un avocat en droit du travail avant de choisir.
En conclusion
- N'attendez pas d'être licencié pour agir.
- Faites-vous accompagner dans cette négociation.
Une fois la sortie négociée, la recherche commence : voir les 4 canaux pour trouver un emploi de cadre. Si un outplacement fait partie de l'accord, jobagent peut le compléter : bilan de carrière, offre de service, puis suivi de la recherche.
